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STYLES DE DANSES

Les danses traditionnelles sont nées dans la nuit des temps lorsqu’elles incarnaient encore une expression du sacré, un appel à l’Invisible. Cette origine sacramentelle n’a plus cours aujourd’hui, seuls les dates et les lieux peuvent rappeler leur origine. Il n’en reste pas moins que la structure de la danse, les mouvements symboliques et le jeu dans sa globalité sacrifient leur gestuelle aux cultes païens.

Bien entendu – et tout notre intérêt repose la dessus – l’évolution des sociétés a modelé de nouvelles danses, transformé les précédentes et glissé les ancrages géographiques traditionnels sur des espaces beaucoup plus vastes. La politique, les fêtes laiques, les mœurs sont venues compléter ou modifier les fondements cultuels avoués de la danse. Ce glissement est particulièrement intéressant dans le cas de la Farandole, véritable élément de la culture  » contestataire  » du peuple.

Selon Maurice Agulhon, l’évolution du folklore ne bat pas au rythme trépidant des bouleversements politiques ; si bien que les traditions n’ont pas toujours été la compagne d’un conservatisme politique et religieux. A travers les quelques exemples de danses qui suivent et qui font parti du répertoire de la Pichoto Camargo, c’est un peu l’histoire de la fête ou plutôt de l’esprit festif de la Provence dont nous allons traiter.

La base de toute danse est celle dite « classique », colonne vertébrale de toute danse et maintien. Nous pouvons classifier trois types de danses qui existent de nos jours mais dont les limites sont parfois difficiles à déterminer.


Les Danses Rituelles :

Ces danses ont conservé très largement leurs formes rituelles et corroborent une vision mythologique des traditions.

Les Danses de Caractère : Les maîtres et prévôts de danse de l’Armée exercèrent leur art jusqu’en 1870 et dans la Marine jusqu’à la guerre de 1914 dotant les jeunes gens venus de toutes les classes de la société d’une solide formation de danse classique. Des diplômes de Maître et de Prévôt de danse étaient décernés par un jury à la suite d’un examen sur la tenue, la force, la souplesse et la grâce d’un danseur, ses qualités d’invention et d’exécution.

Lei Fielouso : Danse de carnaval masculine où les danseurs travestis portent des quenouilles et ont le visage noirci. Arlequin, une fois encore, est le guide de cette danse menée au son des grelots attachés aux poignets des danseurs.

Les Cordelles : Le plus simple est de considérer la danse des Cordelles comme une danse artisanale, celle des cordeliers. Les rubans forment les rayons d’une immense roue, emblème solaire. Pour certains ethnologues, les rubans partant du mât forment les rayons d’une immense roue, symbole solaire. Néanmoins, les danses autour d’un mât central sont connues dans diverses cultures. Elles prennent la forme de la danse du soleil chez les Sioux du Dakota, lors de laquelle les officiants se pendent aux cordes du mât par des crochets plantés dans la poitrine, et se mettent à tourner à toute allure. La danse des cordelles est chez nous bien moins spectaculaire mais d’une valeur symbolique évidente. Le mât central est une sorte d’axis mundi, axe du monde reliant ciel et terre et soutenant les nues comme les arbres sacrés connus partout dans le monde. On danse autour d’un mât comme autour de ces arbres en chantant tel un hommage rendu au cosmos auquel l’Homme est intégré. La danse en rond matérialise, peut-être, le rythme du monde.

Les Treilles : Danse qui permet d’envisager une récolte abondante et de remercier les Dieux.

Danses de Caractere

La Gigue Le pas Grec
La Gavotte Les Filles de Marbre
La Farandole La Matelotte
L’Arlequine

Les Danses Populaires :
C
es danses ont conservé au sein des groupes folkloriques un franc succès et sont dansées très régulièrement lors de réunions publiques telles que les « balèti ». Il est difficile de déterminer de telles classifications pour ces danses qui n’ont de « populaire » que leur exclusion des danses dites de « caractère ». La Pichoto Camargo a choisi de pratiquer deux d’entre-elles :

La Fricassée : Cette danse mime une dispute entre deux amoureux qui finissent par se réconcilier et danser ensemble.

Le Quadrille : Danse de salon répandue au siècle dernier, elle nécessite quatre couples de danseurs disposés face à face qui enchainent une série de motifs

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