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Les Coiffures

Comme le costume, les différentes coiffes accompagnent les âges de la vie et les circonstances. La fillette porte jusqu’à ses dix ou douze ans, un petit bonnet noir l’hiver, blanc l’été par dessus des cheveux longs retenus en queue de cheval. Autrefois, et jusqu’aux années 1850, les femmes cachent leur chevelure, attribut de leur féminité et élément de séduction. Les cheveux ne se coupent pas, en cela, le 20ème siècle sera innovateur.

Le 18ème : Si Marseille et le Comtat portent encore à l’époque, la coiffe à canons, en Arles la coiffe est un élément de dessous dont la taille ira s’amenuisant jusqu’aux années 1840, date approximative de l’apparition du ruban et de la coiffe d’Arlésienne rendue célèbre par Frédéric Mistral. On la recouvre de la  » veleto « , pièce de mousseline triangulaire attachée au-dessus de la tête par une bande de dentelles de 1.75m d’un arrangement complexe et destiné aux dames aisées. Les plus modestes couvrent la coiffe d’un mouchoir de couleur plié en pointe appelé  » pointe  » ou  » plechoun « . C’est cette coiffe ainsi agencée que l’on couvrait d’un feutre noir à larges bords, le fameux chapeau  » à la berigoulo  » appelé  » ombretto  » en Arles. L’été c’étaient de grands chapeaux de paille qui ont survécu dans la région niçoise.

Le 19ème : L’évolution étonnante de la coiffe au 19ème illustre une certaine évolution des mentalités. Au début du siècle, on dégage le front et on laisse échapper des mèches de cheveux bouclés, les  » recouleto « . La coiffe enferme la chevelure dans une sorte de sac maintenu par un large ruban entouré autour de la tête et noué sur le front. Les rubans, au départ, sont de couleur claire, en soie ou en voile, puis en velours de soie. Les manufactures de Lyon, puis de St Etienne, enfin celles de Prusse rhénane fabriqueront les fameux rubans qui ornent la tête des Arlésiennes. Bleus foncé, fond noir ou à reflets, décorés de deux à trois couleurs, ils présentent des décors floraux terminés par une demi-lune. En savoir plus sur la coiffure de l’Arlésienne…

Sous Charles X, de larges rubans de couleur enserrent le front. Le fond de coiffe s’amenuise très vite dès les années 1840. Le ruban s’enroule sur lui-même, la coiffe est réduite à un carré de dentelle ou de mousseline qui cache le peigne et sera appelé  » dessus de coiffe « . Les cheveux ne se cachent plus. Remontée en deux bandeaux, la chevelure s’exhibe, créant, par sa structure même, l’effet d’une coiffe. Le front, la nuque et le cou sont dégagés. Le ruban se pare de dentelle le long du guidon dès 1860. Nos rubans ont un fond de satin et mesurent 1m de long sur 7.5cm de large. Un carton placé sous le peigne le soulève et forme les  » trous « . La coiffe en ruban correspond au costume bourgeois mais aussi celui des dimanches et fêtes. Le ruban ne se fabriquait pas et devait obligatoirement être acheté, ce qui fit de lui un ornement de luxe, de plus le ruban était souvent orné, comme aujourd’hui, d’une épingle d’or ou d’argent finement décorée. En savoir plus sur le pose du Ruban…

Le petit costume simple dit  » de Mirèio  » s’orne de la cravate ou des « banettes «  (petites cornes). Les éléments de cette coiffe étaient fabriqués par les femmes elles-mêmes. Le dessus de coiffe est ici un rectangle de percale ou un petit bonnet de coton blanc festonné, couvrant le peigne. La cravate est un carré de 65cm de coté de même tissus que le dessus de coiffe. Deux angles sont ornés d’une étroite dentelle de coton. La cravate se plisse en rabattant les deux pointes nues face à face puis en repliant encore trois fois chaque coté pour obtenir une bande. La cravate entoure le petit bonnet de dessous. Les deux pointes festonnées viennent ensuite se nouer devant formant ainsi les deux  » banettes « . en savoir plus sur les banettes…

La coiffure en ganses: Elle accompagne le costume de cérémonie ou de mariage. La ganse est le résultat de deux bandes de dentelle cousues bord à bord. Cette bande unique ainsi formée est arrondie à ses extrémités rendues raides par des fils de laiton. La ganse se pose à peu près comme les  » banettes « .

 

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