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HISTOIRE

 

La région est occupée dès le Magdalénien puis à l’âge du bronze. Populations Ligure, celtiques (les Volques qui possèdent alors 24 oppida), les Phocéens de Marseille ne peuplent pas la région mais viennent y pratiquer le commerce. Au IIè siècle avant JC présence romaine. (provincia romana). Les Romains aménagent l’ancien axe allant des Alpes aux Pyrénées. Ce sera la voie domitienne, dite encore  » chemin de la monnaie « . Cette voie franchit le Rhône à Beaucaire et le Vidourle à Ambrussum. La colonisation de la province de Nîmes et la Litoraria se fait par des légionnaires revenus des campagnes d’Egypte. La Litoraria est la région de basses terres du Vidourle et du Vistre comprise entre les étangs et les costières : Mas de Blisson, Mas d’Anglas, le Leveson.

Installation wisigothique dans la Narbonnaise à partir du Vè (462) on nomme alors la partie languedocienne de la Province, la Gothie ou Septimanie. Les wisigoths favorisent l’implantation du christianisme. Le contrôle et la présence de l’Eglise se renforcent. On abolit les privilèges des Juifs de Nîmes. En 719 prise de Narbonne par les Musulmans, en 725 Nîmes. Ils ne renversent cependant pas les évêques et les comtes Goths. Arrêtés à Poitiers, les Musulmans s’installent en Septimanie. Ils sont chassés fin VIIIè siècle. Les Normands passent et pillent le delta du Rhône, Arles et Nîmes en 858. Ils ne s’installent pas. En 924, les Hongrois envahissent la Gothie jusqu’à Toulouse. En 925, ils sont chassés de Nîmes par Raimond-Pons, comte de Toulouse. Dans ce tumulte, la stabilité est incarnée par les monastères.

 

Bas relief de Saint- Gilles du Gard
 
 

Lorsque Charlemagne prévoit le partage de l’Empire entre ses fils en 806, l’Aquitaine avec Toulouse échoient à Louis Le Pieux. L’Aquitaine est alors dirigée par des comtes. Après le traité- partage de Verdun (843) l’axe fluvial Meuse-Saône-Rhône devient frontière entre Royaume de France et Empire Lotharingien. La Provence s’autonomise de la Lotharingie. En 1037, Pons, comte de Toulouse, reçoit par mariage, la moitié de l’évêché de Nîmes et la moitié de St Gilles. En 1090, Raymond IV de St Gilles devient comte de Toulouse et marquis de Provence. Pendant deux siècles, les comtes de Toulouse dirigent la côte méditerranéenne de Barcelone au Rhône. Ramon-Berenguer III, comte de Barcelone, ayant épousé, Douce de Provence en 1112, fait valoir ses prétentions sur le comté face à Alfonse-Jourdain, fils de Raymond IV. De 1123 à 1125 il fait de nombreux coups de main en Petite Camargue et en Terre d’Argence. Le traité de paix du 15 Septembre 1125 fixe le partage de la Provence : le  » marquisat  » de Provence au sud de la Durance va aux Catalans, la Nord reste aux comtes de Toulouse. Cette délimitation trace une frontière physique qui est encore la frontière entre le Gard et les Bouches du Rhône et qui suit le Rhône de Peccais. Le lit du fleuve a changé depuis mais la frontière n’a pas bougé. A noter le rôle modérateur des Templiers très implantés en Provence, Camargue, Languedoc et Catalogne à cette époque. Raymond V accorde des avantages commerciaux aux commerçants gênois installés sur la côte, lésant les Pisans alliés aux Catalans. Affrontement au grau de la Chèvre, St Gilles et Agde. Raymond VI (1194-1222), vaincu à Muret en 1213, lors de la croisade des albigeois, entreprend la reconquête de son comté avec son fils mais Simon de Montfort prend en fief Beaucaire et la Terre d’Argence. Il prête hommage à l’archevêque d’Arles. Installe un officier pour ses domaines appelé Sénéchal de Beaucaire. En 1215, se crée donc la sénéchaussée de Beaucaire puis de Nîmes qui dureront jusqu’à la Révolution. Raymond VII est le dernier comte de Toulouse et de St Gilles. Excommunié, attaqué par Louis VIII et Blanche de Castille, il signe en 1229 le traité de Meaux-Paris qui sonne le glas de l’autonomie occitane. Sa fille Jeanne apporte le comté de Toulouse au Royaume de France. Autour de l’An Mil, la Petite Camargue est tenue essentiellement par les seigneurs de St Gilles, de Lunel, de Posquières-Uzès et du Cailar sous la tutelle du vicomte de Nîmes d’une part et par les abbayes de Psalmodie et de St Gilles sous la tutelle papale. La famille qui, autour de l’An Mil, semble avoir possédé un maximum de biens en  » Basse-Vistrenque-Costières-Petite Camargue  » territoire désigné sous le nom de Litoraria est celle des Décan d’Uzès.

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