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Géographie de la Petite Camargue

Fin de l’ère quaternaire des masses alluvionnaires se déposent s’avançant dans la mer. Elles gênent l’écoulement des eaux qui contournent les accumulations. La Durance s’écoule alors vers le Rhône et celui-ci vers la mer en plusieurs bras. Un bras majeur se fixe sur un tracé Arles-Fos, appelé le Rhône d’Ulmet puis Grand-Rhône. Une partie des eaux occidentales par contre crée des cours successifs du pied des Costières de Nîmes jusqu’au cœur du delta. Les étangs actuels du Scamandre et de Mauguio-Lattes sont les témoins fossiles de l’immense bras occidental qui courait d’Arles à Sète et Agde, appelé Rhône de Canavère ou des Touradons. Présence probable d’un port au sud-est d’Espeyran (St Gilles), sur le site de l’Argentière, facilités de navigation sur ce bras puisque on trouve des vestiges d’amphores étrusques et massalètes datant du VIè siècle av. JC au Ier après JC. L’écoulement primitif orienté d’Est en Ouest s’est réorienté progressivement vers le Sud. Au Moyen-Age la circulation entre les étangs de Mauguio et de Scamandre ne se fait que par des  » roubines  » entretenues par des abbés, seigneurs et consuls des villes car les alluvions drainées par les Vistre et Vidourle aux eaux dévastatrices lors de fortes pluies, ont comblé peu à peu l’ancien bras. Aujourd’hui des mas comme Port-Viel ou le mas des Ports se trouvent à l’intérieur des terres alors qu’ils étaient jadis entourés d’étangs navigables. L’endroit est découpé suivant des cordons littoraux et les Petits Rhône successifs. Entre le Vistre à hauteur de la tour Carbonière et le port de Sylveréal le cordon s’appelle cordon de Montcalm ou de Sylveréal. Dans la région il est encore appelé du nom de la  » forêt des Goths  » ou  » sylve Godesque  » puis Sylve réal. Ne pouvant le franchir le Rhône des Touradons s’est orienté vers l’Ouest. Le Petit Rhône, bras de Peccais, marque depuis le IXème la séparation entre les terres du  » royaume  » de Charles le Chauve et les  » terres d’Empire  » de Lothaire, devenues respectivement, après les luttes pour la possession de la Provence, par le traité de 1125, terres de Languedoc et terres de Provence. C’est aujourd’hui, la limite entre les départements du Gard et des Bouches du Rhône.

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