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Pichoto Camargo en fête!

Pendant des années, l’association « Pichoto Camargo » a organisé et animé le feu de la Saint Jean dans la cité de Mauguio. Cette fête, traditionnelle dans toute la France autrefois, a été ranimée à Mauguio par « Pichoto Camargo » en 1985.

 

 

La fête commençait par des danses de rue que nos jeunes filles exécutaient gracieusement puis à la nuit un long cortège de lampions se dirigeait vers les arènes au son des galoubet-tambourins. Les « chatouno  » de Pichoto Camargo apportaient aussi des petits fagots de sarments qui allaient alimenter le feu. Danses encore dans les arènes où le public nous suivait et où le feu etait allumé par un représentant de la commune et le prêtre de la paroisse. La fête continuait autour du brasier et l’on continuait à danser jusqu’à tard dans cette nuit, la plus courte de l’année.

 

La flamme du Canigou


La Maintenance des feux de la St Jean se charge d’allumer chaque année un feu sur la montagne sacrée des Catalans, le Canigou. Cette flamme est portée par des coureurs, selon un système de relais, dans tous les vill
ages du Roussillon et du Languedoc qui perpétuent les feux de la St Jean et ce, jusqu’en Arles. Il y a encore quelques années, le feu était déposé à Mauguio au siège de la « Pichoto Camargo » qui hébergeait pour un soir les coureurs. Les personnes qui souhaitaient allumer un feu de St Jean venaient y chercher la flamme. Du Mont Ventoux, haut lieu sacré de la Provence, partent aussi des coureurs qui porteront le feu jusqu’à Monaco.

Le solstice d’été dans la tradition populaire européenne

Très ancienne fête rituelle de la lumière (ordinairement le 1er mai), la fête de la Saint Jean-Baptiste a conservé une importance toute particulière en Europe : Danser autour du feu, sauter par dessus les flammes, jeter des voeux, passer les bêtes au petit matin dans les cendres froides furent pendant des siècles autant de techniques curatives et énergisantes, promesses d’une année heureuse et d’une vitalité conservée.

 

Festo vierginenco à Mauguio

 

Dins si quinge an èro Mirèio
Coustièro bluio de Font vièio
E vous, colo baussenco, e vous
Plano de Crau navès plus vist de tant poulido

 

Mirèio, Cant I
Frédéric Mistral

Lors de leur mise en place à Mauguio, en 1988 par la « Pichoto Camargo », les fêtes de la saladelle et la festo vierginenco se déroulaient à deux périodes de l’année. Par la suite, ces deux moments forts de la saison de notre association s’inscrivirent au centre de la fête votive melgorienne.

C’est le premier dimanche de la  » voto « , fête votive de Mauguio que nos jeunes filles âgées de 15 ans prennent le ruban pour la première fois. Le dimanche matin, une messe est dite en provençal et des offrandes sont offertes sur l’autel. A la sortie, le pain béni sera distribué aux fidèles et aux passants tandis que la Festo Viergenenco se met en place. La prise de ruban est un moment important de la vie d’une jeune fille. C’est le passage de l’enfance à l’adolescence qui appelle déjà l’âge adulte puisque autrefois, cette cérémonie signifiait l’entrée dans le monde des femmes. Les jeunes filles devenaient alors nubiles.

Les robes s’allongent, les bijoux ornent de splendides soieries. Cette transformation est encore visible lors de cette cérémonie publique qui revêt une solennité toute particulière pour l’élue et ses proches ainsi que pour ses parrain et marraine. Les jeunes filles sont coiffées en un tour de main par leur marraine qui les couronne pour la première fois du ruban de velours des Arlésiennes. Notre président remet à chacune leur  » diplôme  » de  » festo viergenenco  » de la Pichoto Camargo.

 Instauré par Frédéric Mistral, qui souhaitait que ce rite de passage perdure dans chaque village, chaque mas, chaque maison, la « festo viergenenco »pour les jeunes filles nubiles (15 ans) correspond à la prise de ruban, c’est à dire au port de la coiffe. Dès lors, les jeunes filles pouvaient porter le costume de fête ou costume bourgeois, la chapelle de dentelle et son fichu de mousseline, la jupe longue en forme et l’eso aux étoffes précieuses, et surtout le ruban de velours. Album photo de nos jeunes vierginenco

 

Pichoto Camargo en Fête !

Capelado à St Mathieu de Trevier

D’avril à Octobre, les villages de Petite Camargue réouvrent toutes grandes les portes de leurs arènes. C’est le temps des jeux taurins et des courses libres. La  » fé di biou « , est ici dans tous les coeurs et gagne chaque année davantage d ‘ » aficionados  » parmi les vacanciers de passage qui sont de plus en plus nombreux sur les gradins. Pour nous, gens de Petite Camargue, c’est le moment de nous sentir unis avec toute la Camargue et les gens du delta, par ce  » culte  » du taureau, devenu un véritable emblème identitaire de notre pays. Pichoto Camargo est souvent sollicitée, durant les mois de Juillet et d’Août, pour les  » capelado « , « jeux gardians  » et remises de divers prix aux raseteurs et manadiers. Il n’est pas rare non plus que nous allions animer des journées aux prés, lors de ferrades qui sont le prétexte à des fêtes champêtres où des vacanciers du monde entier viennent faire connaissance avec nos traditions.

La  » capelado  » : mot à mot  » coup de chapeau « , est le moment où, juste avant la course, les raseteurs s’avancent sur la piste en deux colonnes et vont saluer la présidence des arènes au son de  » Carmen « , le célèbre opéra de Georges Bizet. Nous faisons alors un haie d’honneur aux  » hommes en blancs  » qui vont affronter la ruse du taureau.

 

La  » ferrade « 

Elle a lieu généralement dans les manades, parfois  » en piste  » c’est à dire aux arènes et donne lieu à un spectacle public. La ferrade consiste dans le marquage au fer des  » anoubles « , taureaux d’un an. Ces jeunes reçoivent la marque de la manade à laquelle ils appartiennent et où ils sont nés. La ferrade permet d’assister dans les près au travail des gardians qui à cheval, sans lasso, capturent le taurillon en l’encerclant et le maintenant près d’eux au bout de leur trident. La ferrade est un rite de passage pour les jeunes bêtes, aussi est-il prétexte à une fête où le manadier invite des amis pour un repas suivi de danses et de jeux que nous animons.

Les jeux gardians

Les jeux gardians sont des jeux d’adresse auxquels se livrent les cavaliers des marais. Certains ont une origine très ancienne comme le jeu de l’aiguillette et rappellent les jeux du Moyen-Age. Les plus pratiqués sont le jeu de l’orange, le jeu du bouquet, et celui de la chaise.

La « Pichoto Camargo » en place pour le jeu du bouquet.

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